Pour créer une entreprise qui puisse être prospère et rentable, il y a plusieurs formalités que vous ne devez surtout pas négliger. Par exemple, dès le début, vous devez savoir quel type de structure vous convient pour votre entreprise. C’est grâce à cela que vous pourrez répartir les tâches, le mode de communication, les responsabilités, et tout ce qui entre en ligne de compte pour que l’entreprise puisse fonctionner au mieux. En dehors de cela, vous aurez plusieurs autres aspects à gérer, tels que : les documents officiels et légaux à obtenir, les démarches auprès des différentes structures administratives, les preuves de l’existence de l’entreprise… pour l’essentiel. Si vous manquez un peu d’informations par rapport à tout cela, cet article essayera de vous éclairer au mieux.

Les différents statuts juridiques existants

Une chose très importante à laquelle vous devez penser, avant la création d’une entreprise, c’est le choix du statut juridique. En effet, il y en a plusieurs, chacune ayant des avantages spécifiques, et bien sûr quelques limites. Vous devez donc pouvoir vous retrouver parmi tous ceux qui existent, surtout avec leurs acronymes qui ne sont pas toujours faciles à distinguer. Ce sont : Société par Actions Simplifiée (SAS), Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL), Entreprise Individuelle (EI), Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL), Société en Nom Collectif (SNC), Société à Responsabilité Limitée (SARL), Société Anonyme (SA) et la dernière, Auto-entrepreneur.

Les différents types de structures organisationnelles

Que ce soit pour un jeune entrepreneur ou pour un chef d’entreprise aguerri, le choix de la structure de l’entreprise est une étape cruciale. Il faudra donc faire le bon choix, parmi les cinq principaux types de structures qui existent.

  • La structure hiérarchique : ici, tous les employés ont l’obligation d’exécuter les tâches à eux confiées par leur supérieur hiérarchique. Ce qu’il y a de bien avec cette structure, c’est que tout est assez simple, les tâches et responsabilités sont clairement réparties. Par contre l’environnement de travail peut être assez rigide, ce qui bloque souvent les prises d’initiative.
  • La structure fonctionnelle : ici, tout est basé sur la spécialisation fonctionnelle des responsables à divers niveaux. Ce qui entraine une diversité des compétences et des connaissances au sein de l’entreprise. L’avantage majeur, c’est que le gérant, le directeur ou le PDG peut alors compter sur différents avis et conseils venant de spécialistes, pour prendre de meilleures décisions. Malheureusement, cet environnement est propice aux conflits d’intérêts, et il sera assez difficile de situer les responsabilités en cas de fautes.
  • La structure divisionnelle : celle-ci convient beaucoup plus aux entreprises qui ont plusieurs domaines d’activité. Ici, l’activité de l’entreprise est divisée en sous-parties appelées divisions, avec chacune leur domaine d’expertise. Ainsi, vous pourrez être plus présent sur plusieurs marchés à la fois. Mais il faudra mettre en place un système d’évaluation assez fréquent, pour vous assurer de la bonne performance des employés à chaque niveau.
  • La structure matricielle : pour les firmes ou les grandes entreprises. Elle permet de développer de nouvelles activités, d’innover, avec une bonne coordination, dans un environnement en constante évolution. Mais les risques de conflits sont assez présents.
  • La structure en réseau : elle ressemble beaucoup à la structure matricielle. Elle fonctionne par projet et se développe en réseau grâce aux outils comme les ordinateurs en réseau.

Les documents légaux et administratifs indispensables

Pour créer votre entreprise, plusieurs documents vous seront réclamés. Vous aurez à remplir des formalités administratives telles que : la publication au journal officiel, les statuts de l’entreprise, etc. Vous aurez aussi à déposer un dossier au greffe, et plusieurs autres formalités pour obtenir le droit d’exercer votre activité, à travers votre entreprise. Mais ce n’est pas tout, même après la création de l’entreprise, vous aurez d’autres documents à fournir, soit à vos clients, à vos fournisseurs, à votre banque, ou alors à l’Etat si vous visez les marchés publics. Ce sont des preuves légales, de l’existence de l’entreprise. Elles ont pour but de rassurer vos différents partenaires, sur votre fiabilité et sur celle de votre entreprise. Parmi ces documents, l’un des plus importants, c’est le Kbis. Mais bien sûr il y en a d’autres encore tels que le siren, l’immatriculation IFU, le numéro au registre de commerce…

Le cas spécifique du kbis

Le Kbis est un extrait, un document officiel et légal, qui sert de pièce justificative pour attester du statut légal d’une entreprise. On peut dire que c’est le plus important des documents administratifs d’une entreprise, puisqu’il est bien le seul dans cette catégorie, à pouvoir prouver l’existence juridique d’une entreprise. Pour l’obtenir, il faut avant toute chose, s’assurer que l’entreprise concernée soit enregistrée au Registre du Commerce et des Sociétés. Il ne concerne en réalité que ce type d’entreprises, et pas les artisans ou les associations, ou les microentreprises qui n’ont pas d’immatriculation au RCS. Il faut savoir que pour être valide et recevable lors d’une procédure, d’une négociation commerciale ou autre, votre Kbis doit être récent. C’est-à-dire qu’il doit avoir été délivré il y a moins de trois mois. Comme vous l’aurez compris, ce document vous sera demandé, si vous entamez une procédure administrative au nom de l’entreprise, ou dans certains cas comme : l’ouverture d’un compte en banque pour l’entreprise, la demande de subvention, l’achat de matériel professionnel… Ce document a clairement une grande valeur juridique, et vous sera forcément utile au cours de vos activités commerciales. Pour créer une entreprise vous devez connaître tout cela, afin de vous conformer aux règles et éviter toutes mauvaises surprises.