L’article 173 du code civil dispose que « Le père, la mère, et, à défaut de père et de mère, les aïeuls et aïeules peuvent former opposition au mariage de leurs enfants et descendants, même majeurs. » A priori donc, si l’on se fonde sur ces seules lignes, votre belle-mère aurait le droit d’interrompre les noces du plus beau jour de votre vie. Toutefois, les cas d’opposition ne sont pas prévus expressément par le code : il faut qu’il existe des doutes sérieux quant au consentement de chacun des époux au mariage pour pouvoir le contester. De plus, pour être valide, l’acte d’opposition doit impérativement contenir les motifs de l’opposition. Ces motifs sont appréciés par les juges : il a ainsi été jugé par la cour de Cassation que la seule inimitié des parents avec le futur époux ou la future épouse n’était pas un motif suffisant pour la fonder.